Fukushima : le tsunami a-t-il fait plus de victimes que l'accident nucléaire ?
Énergie
Une catastrophe en chaîne
Le 11 mars 2011, un très fort séisme frappe le nord-est du Japon, suivi d'un tsunami. La vague inonde la centrale de Fukushima Daiichi, qui perd son refroidissement : trois réacteurs fondent. Mais le bilan humain vient d'abord de la vague.
Les chiffres
- séisme et tsunami : environ 18 500 morts et disparus ;
- évacuation autour de la centrale : plus de 1 600 décès recensés par la préfecture de Fukushima, surtout des personnes âgées privées de soins, mais aussi des morts pendant les transports et des suicides ;
- radioactivité : aucun syndrome d'irradiation aiguë n'a été observé chez les intervenants. En 2018, le Japon a reconnu pour la première fois le décès d'un employé de la centrale, mort d'un cancer du poumon lié aux radiations.
Ce qu'il faut retenir
L'accident a contaminé des territoires et forcé des dizaines de milliers de personnes à partir, parfois pour des années. Ses principales victimes sont pourtant venues de l'évacuation, menée pour éviter des doses de radioactivité et des cancers à long terme, mais qui a frappé durement les plus fragiles.
