Les statues grecques antiques étaient peintes de couleurs vives
Arts
Le blanc n'était pas prévu
Les temples et les statues de la Grèce antique étaient peints : rouges, bleus, ocres, dorures, yeux incrustés. Les pigments ont disparu sous l'effet du temps et des intempéries, ne laissant que le marbre nu.
Les archéologues détectent aujourd'hui ces couleurs par fluorescence ultraviolette et analyse chimique des traces résiduelles, ce qui permet des restitutions colorées parfois déroutantes pour notre œil.
L'erreur a eu des conséquences esthétiques considérables. Au XVIIIe siècle, Winckelmann érige la blancheur en idéal de pureté classique, influençant le néoclassicisme, l'architecture officielle et les musées pour deux siècles.
Un cas d'école : une donnée manquante, prise pour une intention, devient une norme de goût.
