Olympe de Gouges : « la femme a le droit de monter à la tribune »
Histoire
Les oubliées de 1789
La Déclaration de 1789 proclame les hommes libres et égaux. La Constitution de 1791 n'accorde pourtant aucun droit politique aux femmes : ni vote, ni mandat.
Une déclaration en réponse
Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, qu'elle adresse à la reine Marie-Antoinette. Elle reprend la forme du texte de 1789 et y fait entrer les femmes.
Son article X résume l'argument : « La femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune. » Puisqu'on juge et condamne les femmes comme les hommes, on doit les laisser participer à la loi comme eux.
Une fin tragique, une reconnaissance tardive
Olympe de Gouges prend position contre les violences révolutionnaires. Elle est guillotinée le 6 novembre 1793, pendant la Terreur. Depuis 2016, son buste est installé à l'Assemblée nationale, dans la salle des Quatre-Colonnes.
